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La prochaine exposition temporaire du Musée du Haut-Richelieu proposera un survol des différents métiers liés au transport de marchandises et à celui des habitants de Saint-Jean-sur-Richelieu et ses environs.

L’exposition abordera neuf thèmes : les charretiers et les écuries de louage, les voituriers, les concessionnaires, les garages, stations-service et les commerçants de pièces et d’accessoires, les taxis, les autobus, les transporteurs routiers et maritimes, les transports récréatifs et les distributeurs de combustibles.

Un bref survol

Il faut le préciser en débutant, Saint-Jean-sur-Richelieu se positionne depuis très longtemps comme un carrefour stratégique entre Montréal et les États-Unis. Cela permet à ses industries liées aux transports de se développer très rapidement.

Sur le plan commercial, ce positionnement fait en sorte que le premier chemin de fer canadien est aménagé entre Saint-Jean et La Prairie, pour justement relier Montréal aux États-Unis via le fleuve Saint-Laurent, puis la rivière Richelieu. Conjugué à l’aménagement du canal de Chambly, ces installations placent Saint-Jean comme point incontournable du commerce québécois. Sur le chemin de halage du canal, il faut engager des charretiers pour conduire les chevaux qui tirent les barges à travers le canal étroit. Plus tard, les barges seront motorisées et le métier de charretier disparaîtra peu à peu.

Les charretiers construisent également des charrettes servant au transport de marchandises en ville. Ce moyen de transport sera remplacé par les camions qui peuvent transporter de plus lourdes charges sur de plus longues distances. Le réseau routier offre alors l’avantage d’être beaucoup plus vaste que le réseau ferroviaire ou maritime. Néanmoins, ces deux dernières méthodes sont toujours utilisées de nos jours, dépendamment de la destination ou du type de marchandise à transporter.

Le réseau maritime est également utilisé par les embarcations de plaisance. Au tournant du 20e siècle, la rivière Richelieu voit passer plusieurs bateaux de croisière à destination du lac Champlain ou de l’île aux Noix. Aujourd’hui, le chemin de halage du canal de Chambly a laissé place à un circuit utilisé par les vélos et les piétons pour redécouvrir le paysage riverain. Il rejoint la Montérégiade, piste cyclable aménagée sur le tracé d’un ancien chemin de fer, à destination de Farnham. Les transports récréatifs prennent une très grande place dans les façons d’apprécier Saint-Jean de nos jours.

Aussi, grâce à l’essor du tourisme entre les États-Unis et le Canada, la ville voit ses routes êtres modernisées. Effectivement, l’une d’entre elle se trouve à être le seul accès vers Rouses Point durant les années 1920; la rue Richelieu. Dès la démocratisation du véhicule à moteur dans les grandes villes comme Montréal, Saint-Jean fait paver ses routes pour assurer un passage sécuritaire à ces visiteurs. De même, c’est à cette époque que fleurissent les garages et les stations-service pour dépanner les automobilistes qui occupent de plus en plus les routes, et les hôtels. Les concessionnaires remplacent les voituriers, qui vendaient des véhicules hippomobiles à quatre roues. Les autobus se taillent également une place de choix pour assurer le voyage entre les villes, d’abord pour le tourisme, puis surtout pour le travail.

Pour en découvrir davantage sur ces secteurs et sur leur histoire, restez à l’affût de notre réouverture via la page Facebook du Musée. L’exposition sera présentée jusqu’au 16 mai 2021 (date sujette à changement). Une publication, réalisée en collaboration avec Alain Paquette, sera également disponible.